Cyberattaque sans précédent en France : plusieurs ministères pris pour cible

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Une série d’attaques paralyse les services numériques de l’Etat français

 

Une série d’attaques informatiques d’une ampleur sans précédent a ébranlé les services numériques de l’État français ces derniers jours. Les autorités ont signalé que plusieurs ministères ont été touchés par ces attaques, entraînant une activation de la cellule de crise pour contrer les assauts.

Selon les déclarations officielles du gouvernement, ces attaques, d’une intensité jusqu’alors inédite, ont été détectées dès dimanche. Une cellule de crise a été immédiatement mise en place pour déployer des contre-mesures et limiter les impacts de ces cyberattaques.

Il semble que ces assauts soient du type DDoS (déni de service distribué), une méthode brutale mais puissante pour paralyser les systèmes en submergeant les serveurs de demandes. Les services touchés comprennent des ministères clés tels que l’Économie, la Culture, la Transition écologique, ainsi que des services rattachés au Premier Ministre et la Direction générale de l’aviation civile (DGAC).

Des groupes de hackers, dont Anonymous Sudan, ont revendiqué la responsabilité de ces attaques, déclarant qu’il s’agissait d’une « cyberattaque massive ». Il est à noter que ce groupe, bien que portant le nom d’Anonymous, n’est pas affilié au célèbre mouvement du même nom. Ces attaques interviennent à un moment critique, à quelques mois des Jeux olympiques de Paris et juste avant les élections européennes.

 

Enquêtes et réponses des autorités françaises aux cyberattaques

 

En réponse à cette série d’attaques, les équipes de la DINUM (direction interministérielle du numérique) et de l’ANSSI (agence nationale de la sécurité des systèmes d’information) ont mis en œuvre des mesures de filtrage pour atténuer les assauts. Cependant, malgré les efforts déployés, les autorités ont confirmé que ces attaques avaient provoqué des perturbations significatives.

Face à cette situation, le parquet de Paris a ouvert une enquête sur ces attaques, qualifiées d' »entrave à un système automatisé de données commise en bande organisée ». Cette enquête, confiée à la DGSI et au C3N (centre de lutte contre les criminalités numériques de la gendarmerie nationale), vise à identifier les responsables de ces cyberattaques et à les traduire en justice.

Il convient de souligner que ce n’est pas la première fois que la France est confrontée à de telles attaques. En effet, en février dernier, des attaques DDoS avaient déjà perturbé les sites web et applications de La Poste et du Crédit Agricole, revendiquées alors par un groupe d’hacktivistes turcs, le Turk Hack Team.

Ces incidents soulignent l’importance croissante de renforcer la sécurité des infrastructures numériques, notamment dans le contexte de manifestations sportives et d’événements politiques majeurs. Alors que les enquêtes se poursuivent, les autorités françaises restent vigilantes face à la menace persistante des cyberattaques.

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