Contrefaçon sur les réseaux sociaux et publicité frauduleuse

Un rapport américain relayé par l’UNIFAB (Union des fabricants) propose de renforcer le rôle des plateformes contre les publicités frauduleuses. 

 

La publicité en ligne représentant une part déterminante des revenus des réseaux sociaux et une action marketing pour de nombreuses entreprises. 

Dans un communiqué de presse du 23 juillet 2020, l’UNIFAB à très justement a rappelé que ce nouveau mode de communication ne doit pas laisser de côté les droits de propriété intellectuelle des entreprises. 

 

L’UNIFAB est une association de promotion et de défense du droit de la propriété intellectuelle. Elle regroupe 200 entreprises et fédérations professionnelles issues de tous les secteurs d’activité. Elle a observé que près de 70 marques internationales ont été ciblées par des publicités frauduleuses sur les réseaux sociaux depuis 2017. De plus, ce sont bien souvent les consommateurs qui sont victimes de ces publicités frauduleuses. 

 

Les publicités frauduleuses dont il est question sont des annonces publiées sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, LinkedIn, Twitter ou Pinterest notamment). Ces plateformes ne cessent de développer de nouveaux outils marketings à disposition des annonceurs. Or, certaines annonces, illicites, sont des passerelles vers des lieux d’achat dématérialisés qui commercialisent des produits contrefaisants. 

 

L’UNIFAB a relevé à cet égard que certaines publicités frauduleuses sur les réseaux sociaux avaient été vues près de 250 000 fois avant d’être détectées ce qui illustre le risque important de tromperie que ces publicités occasionnent.Les consommateurs peuvent en effet avoir cru, en raison de la grande précision des annonces, être en présence de produits authentiques à un prix soldé. Le consommateur peut également être amené à penser que les produits présentés dans les publicités trompeuses sont des produits authentiques de seconde main. 

 

L’objectif de ce rapport est de parvenir à mettre en place une nouvelle réglementation qui renforcerait ou obligerait les plateformes (Facebook, Instagram, LinkedIn, ou Twitter ou Pinterest notamment) à éradiquer la publicité trompeuse en simplifiant le blocage et le retrait de ces annonces illicites.Pour cela, il recommande la mise en place d’une vérification préalable des annonces, de l’identité des annonceurs, ainsi que des sites qui y sont liés vers lesquels ces publicités renvoient.